Récit de voyage @TripBPhotography

Guinée Conakry – Juin 2016

Situation géographique

La Guinée Conakry est située entre le Sénégal, la Guinée Bissau, la Sierra Leone, le Libéria, la Côte d’Ivoire et le Mali.
Elle possède 4 régions :
  •  la Basse Guinée, région du littoral, avec la capitale : Conakry –
  • la Moyenne Guinée, région montagneuse, avec le Fouta Djalon
  •  la Haute Guinée, région dite de Savanes, avec la grande ville Kankan
  •  la Guinée Forestière. Le pays est peu développé industriellement.

Association Fouta Trekking Aventure Tourisme

Dans ce voyage, j’ai souhaité visiter la Moyenne Guinée, la Haute Guinée et la Basse Guinée Pour ce faire, je me suis fait aider par l’association Fouta Trekking Aventure Tourisme, dont le contact internet Cellou Bah m’a organisé les treks de 2 des 3 régions.
Puis j’ai souhaité voir seul la Basse Guinée, pour voir ce que ça donnait sans guide.
Cette association fait du tourisme responsable, aidant après avoir payé le guide et les aspects administratifs, les populations par des projets d’amélioration des villages (puits, envoi d’une source vers le centre d’un village, etc…).
Ce pays utilise des porteurs pendant les treks.

Les langues en Guinée

Ancienne colonie Française, la langue officielle est le Français. La monnaie de Franc Guinéen (GNF).
Tout le monde y parle Français, avec plus ou moins de facilités. Toutefois chaque peuple utilise principalement sa langue maternelle.
– Moyenne Guinée : les Peuls et leur langue le Poulard
– Haute Guinée : les Malinké et quelques Peuls : langue le Malinké et le Poulard
– Basse Guinée : les Soussou et leur langue le Soussou.

Le transport

Ce pays a des routes assez désastreuses, les trajets sont très longs et assez onéreux. Les seuls moyens de locomotion sont le taxi brousse, la moto taxi et la voiture de location avec chauffeur.
Les Taxi brousse sont soit des Peugeot 505 ou voiture similaire, avec 9 personnes dedans et certains sur le toit avec les bagages, ou des mini-vans avec plein de monde.
Je n’en ai pas pris mais ai réussi à compter environ 20 personnes dedans. Là il y a peu de bagages sur les toits, c’est plutôt pour de courtes distances.
La voiture individuelle avec chauffeur dépend du budget. Je n’ai pas vu d’agence de location, ce semblent être plutôt des voitures particulières (d’après ce que j’ai pu voir). Ce moyen semblait assez rarement utilisé.
Toutefois c’était la saison des pluies, avec peu de touristes donc mon point de vue peut ne pas être généralisable. Ni cars, ni trains.

L’électricité et l’eau

La Guinée a l’électricité, par intermittence dans les grandes villes. Sauf certaines villes comme Dabola qui est proche d’une centrale hydraulique.
L’eau courante est de moins en moins pratiquée, faute de maintenance des infrastructures. C’est un bon endroit pour revenir aux fondamentaux.
Certains ont des groupes électrogènes pour s’éclairer, des panneaux solaires. La lampe frontale est une grande amie.

La nourriture

La nourriture y est très bonne, elle n’est pas en abondance et chaque bouchée est vécue pleinement.
Le riz le Manioc et la banane sont des accompagnants privilégiés. Le poisson de rivière ou de mer (lotte, capitaine, sole, crevette) sur le littoral, le poulet, la chèvre, le mouton, le boeuf sont les viandes.
Mais beaucoup de plats sont végétariens, avec des plantes préparées. Parfois peu ragoutants, les plats m’ont toujours plu. A part le Tô, mais les Guinéens sont compréhensifs.
L’eau est très bonne, mais bien sûr en tant que touriste il est important de la purifier au chlore (Aqua Tab par exemple). Toutefois j’ai certainement bu quelques gouttes ici et là, malgré moi, sans avoir des soucis ultérieurs.
Les fruits et légumes poussent en abondance dans les arbres et les champs. Mangue, ananas, avocat sont succulents.

Le Ramadan

La période de Ramadan est un moment très intéressant, si on souhaite s’approcher des populations locales. La convivialité des nuits est très puissante et rythmée par des pratiques qui aident à la compréhension mutuelle. La fête de fin de Carême voir le retour à la musique et à la danse, où les gens se visitent pour voir s’ils vont bien.

Ce récit a été écrit par TripB Photography @TripBPhotography – ci dessous un ensemble de ces photos.

Paradoxale Guinée : le musée de Boké

René Caillé un périple de Boké à Tombouctou

Tout le monde sait que René Caillié a exploré Tombouctou mais qui sait d’où il est parti ?

C’est de Boké en actuelle Guinée, le 19 avril 1827, que René Caillié est parti pour son périple. Il devait terminer près d’un an et demi plus tard son aventure en ralliant le port de Tanger.

Sous le Second Empire une stèle fut érigée dans l’enceinte du fortin abritant l’administrateur du Cercle du Rio Nunez, à Boké, pour rappeler à tous cet exploit.

Malgré la rupture de la Guinée avec la France en 1958, le monument à la gloire de René Caillié et la dédicace de l’Empereur Napoléon III ont survécus. En 1981, Français et Guinéens restaurèrent la demeure en ruine du commandant du Cercledu Rio Nunez bâti sur le site de l’ancien fortin qui est maintenant un petit musée qui surplombe le fleuve du même nom.

Aujourd’hui, le monument de René Caillié est au milieu des bustes – entre autres – de Samory Touré ou d’Alpha Yaya, personnalités historiques guinéennes qui se sont élevées contre la pénétration française dans un face à face pacifique qui résume une partie de l’histoire du pays.

 

Des vestiges de l’administration coloniale

Mais le plus insolite ne se niche pas là !A l’intérieur du musée, quelques planches disjointes fixées au mur résument près de trois siècles d’administration du territoire baga.

On y lit la succession des noms et grades des administrateurs du Cercle du Rio Nunez (Boké). Les marins, les Colos puis les administrateurs civils dont les noms figurent sur ces planches témoignent de l’évolution de la gestion coloniale du territoire.

Pourtant, à l’Indépendance de 1958, quand ce sont les militaires guinéens qui prennent à leur tour en main l’administration, leurs noms viennent naturellement s’inscrire à la suite de ceux des Français dans une continuité qui dure jusqu’à aujourd’hui, sans étonnement ni questionnement….

Source :  – Crédit photos : @FlorentHiver et @VoyageGuinee

 

Nouvelle liaison aérienne entre Istanbul et Conakry

Turkish Airlines annonce son vol inaugural sur Conakry Gbessia le 5 septembre 2016

La compagnie aérienne proposera deux vols par semaines  entre Istanbul-Atatürk et l’aéroport de Conakry-Gbessia via Ouagadougou, Burkina Faso.

Classée 4ème au monde, selon le World Airline Awards, Turkish Airlines fait partie des compagnies aériennes qui ont vu leur croissance augmenter ces dernières années au point d’avoir été élue « meilleure compagnie aérienne européenne depuis 2011 par Skytrax Passengers Awards, « meilleure compagnie mondiale pour la restauration à bord en 2013 » selon le site Internet Foodbeast.

Source : guineenews.org